Caisse nationale du réseau des Urssaf

Collection régionale n° 9 - Avril 2011
L’emploi et la masse salariale en Haute-Normandie au 2ème semestre 2010

Au 4ème trimestre 2010, et depuis 2008, la Haute-Normandie ne parvient pas à générer de nouveaux emplois alors que les autres régions amorcent leur sortie de crise. En un an, l’effectif salarié diminue de -0,3 % à fin décembre 2010, contre -1,1 % à fin juin 2010. Les pertes nettes d’emplois enregistrées sur 12 mois s’élèvent à -1 500 postes.

En rythme trimestriel, la stabilité s’est installée depuis 5 trimestres déjà, laissant fin 2010 le volume d’emploi à 478 000 salariés.

La situation des secteurs d’activité est contrastée : le tertiaire est toujours bien orienté soutenu par l’Intérim qui en reste le moteur principal. La Construction reste en crise même si elle réduit ses pertes d’emplois, le Commerce se stabilise. En revanche l’Industrie reste durement touchée.

La plupart des régions affichent une reprise de l’emploi, hormis la Haute-Normandie, la Lorraine et la Bourgogne. Le différentiel avec la moyenne nationale s’établit à -1,2 point (+0,9 % sur un an Métropole et DOM contre -0,3 % en Haute-Normandie).

Le taux de chômage régional s’établit à 10,2 % à fin décembre 2010, contre un taux national de 9,2 %.

Les deux départements se distinguent : sur un an les pertes d’emplois sont quasi inexistantes en Seine- Maritime (-0,1 % soit 360 postes nets détruits) alors que l’Eure connait encore des réductions d’effectif (-0,9 % soit 1 140 postes nets perdus).

La masse salariale versée par les entreprises du secteur concurrentiel en Haute-Normandie progresse de +1,2 % en un an, contre +2,7 % au niveau national. La région occupe l’avant-dernier rang, devant la Lorraine. La masse salariale continue de croître en Seine-Maritime (+1,8 %) tandis que dans l’Eure elle est stable (-0,2 %).

Le salaire moyen par tête (SMPT) s’accroît de 1,5 % en un an, contre 1,7 % au niveau national, et reste inférieur de 3 % au salaire moyen national. Le retour progressif des heures supplémentaires et le moindre recours au chômage partiel, contribue de moins en moins à la hausse du SMPT.

Mis à jour le 01/04/2011

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