L'ACOSS, la caisse nationale des URSSAF. 
 
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Document de recherche

Conformément aux orientations de la convention d'objectifs et de gestion, l'Acoss publie sa collection "Document de Recherche".

Les travaux publiés dans ce document seront consacrés au financement de la Sécurité sociale (dispositif d’exonérations, coût du travail, fraude aux paiements de cotisations, contrôle…).



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N°4 : Une première description du système d’information du modèle de micro-simulation de l’ACOSS (604.98 Kilo-octets)

Les employeurs sont tenus d’effectuer, auprès des organismes de sécurité sociale, un certain nombre de déclarations. D’une part, périodiquement, ils transmettent aux Unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (Urssaf) un Bordereau récapitulatif des cotisations (BRC) décomptant les cotisations dues. D’autre part, en début d’année, ils doivent faire parvenir à leur Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) une Déclaration annuelle de données sociales (DADS) qui renseigne les assiettes des contributions et cotisations sociales de chacun de leurs salariés. L’originalité du modèle de micro-simulation, que l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (l’ACOSS, la caisse nationale des URSSAF) est en train de développer, est de s’appuyer sur ces deux sources : les BRC qui livrent une information longitudinale infra-annuelle et les DADS qui apportent une connaissance transversale, propre à chaque salarié. Ce modèle est destiné à chiffrer des dispositifs ou des projets de mesure portant sur les cotisations et les contributions sociales. Le but de cette contribution est de détailler la démarche qui a présidé à la construction du système d’information sur lequel ce modèle est construit.

Employers are required to make a number of declarations to Social security. On the one hand, periodically they transmit to the Urssaf network a summary Schedule of contributions (BRC) which summarizes the amounts of contributions to pay. On the other hand, once a year, they must submit an annual Declaration social data (DADS) that gives informations for each of their employees. The originality of the micro-simulation model, the Central Agency of Social Security (ACOSS, the national fund ot the URSSAF network) is currently developing, is to rely on these two sources: BRC which deliver an infra-annual longitudinal information and DADS that provide cross knowledge specific to each employee. This model is intended to evaluate measures on social contributions. The purpose of this paper is to detail the process that led to the construction of an information system on which the model is built.
2013-05-21
N°3 : Effets de pairs et fraude sociale : une analyse économétrique sur données françaises (253.55 Kilo-octets)

Nous estimons les effets de pairs et le multiplicateur social dans la décision des entreprises de s’adonner à la fraude sociale (cotisations de sécurité sociale non déclarées et dissimulation de salariés). Les données proviennent d’une enquête menée en 2009 par l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) sur 4 241 entreprises du commerce de détail non-alimentaire en France. À partir du plan d’échantillonnage de l’enquête, les inspecteurs ont contrôlé de manière aléatoire des commerces à travers toutes les régions du territoire en proportion de l’activité dans chacune des régions. L’approche théorique se fonde sur un modèle linéaire-en-moyenne. Nous supposons, en outre, que les entreprises interagissent en groupe dans leur décision de frauder. Plusieurs définitions de groupe (selon l’espace géographique et le type d’entreprise) sont considérées. Deux approches économétriques sont analysées : la méthode du maximum de vraisemblance conditionnel de Lee (2007) et l’approche de variables instrumentales (VI) avec effets aléatoires fondée sur des restrictions d’exclusion. Dans nos données, l’approche de Lee, qui permet d’identifier les effets de pairs en imposant relativement peu d’hypothèses, conduit à des estimateurs qui se révèlent être peu fiables. La raison de base, confirmée par des simulations Monte Carlo, vient du fait que nous n’observons qu’une faible proportion des entreprises dans chacun des groupes échantillonnés (problème d’observabilité partielle). De plus, la correction proposée par Davezies et al. (2009) n’aide pas à améliorer les estimations. En revanche, l’approche de VI est robuste à l’observabilité partielle des groupes sociaux et peut donc être utilisée dans le cas de nos données. Nous trouvons ainsi un multiplicateur social entre 2,29 et 3,28 (selon la définition des groupes) pour la proportion d’employés dissimulés par les exploitants et entre 2,4 et 2,87 pour la proportion des établissements frauduleux.

We estimate the peer effects and the social multiplier in the firm decision to engage in social fraud (social security contributions and concealment of employees). The data come from a survey conducted in 2009 by the Central Agency of Social Security (Acoss) on 4241 retail non-food business in France. From the survey sample, inspectors have checked randomly through shops across the country in proportion to the activity in each region. The theoretical approach is based on a linear-in-mean. We further assume that firms interact in groups in their decision to cheat. Several definitions of group (according to the geographical area and type of business) are considered. Two econometric approaches are discussed: the method of Lee’s (2007) conditional maximum likelihood and the approach of instrumental variables (IV) with random effects based on exclusion restrictions. In our data, the approach of Lee, which identifies the peer effects by imposing relatively few assumptions, leads to estimators that are proving to be unreliable. The basic reason, confirmed by Monte Carlo simulations, is that we observe only a small proportion of firms sampled in each group (problem of partial observability). In addition, the correction proposed by Davezies et al. (2009) does not help to improve the estimates. However, the VI approach is robust to the partial observability of social groups and can therefore be used in the case of our data. Thus we find a social multiplier between 2.29 and 3.28 (depending on the groups definition) for the proportion of undeclared employees and between 2.4 and 2.87 for the proportion of fraudulent firms.

2012-11-26
Article publié dans la revue économique : Processus de détection et évaluation de la fraude sociale. (343.53 Kilo-octets)
Cet article présente un modèle économétrique de fraude aux cotisations sociales qui tient compte du processus de contrôle et de détection.

L’introduction de ce double processus dans le modèle permet de corriger deux biais importants et ainsi de proposer une évaluation non biaisée de la fraude.Le premier biais est inhérent aux données issues des contrôles « sélectifs » des cotisants supposés à risque. Le second est lié à la possible non-détection de l’intégralité de la fraude lors des contrôles. Les estimations sont réalisées à partir des données individuelles des PME de l’agglomération lyonnaise, issues des fichiers administratifs de l’Urssaf de Lyon. Nos résultats confirment que le biais de sélection conduit à sur-estimer la fraude,tandis que le biais de détection a tendance à la sous-estimer. Selon nos résultats, en l’absence de correction de ces deux biais, la fraude serait sur-estimée d’environ 13%.

This article presents an econometric model of social fraud contributions which takes into account the process of monitoring and detection. The introduction of these two processes in the model allows to correct two important biases and so propose an unbiased fraud estimation. The first bias is inherent to data from "selective" controls of contributors assumed to be more likely fraudulent. The second is related to the possible failure in detection of the entire fraud during inspections. The estimates are based on individual data of small and medium enterprises of the Lyon metropolitan area, drawn from the database of the social security administration. Our results confirm that the selection bias leads to over-estimate fraud, while the detection bias tends to underestimate fraud. According to our results, in the absence of correction of these two biases, fraud would be over-estimated of
2009-10-19
N°2 : Processus de détection et évaluation de la fraude sociale (346.6 Kilo-octets)
Cet article présente un modèle économétrique de fraude aux cotisations sociales qui tient compte du processus de contrôle et de détection des comportements frauduleux par les organismes de recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale (Urssaf).

L’introduction de ce double processus dans le modèle permet de corriger deux biais importants et, par conséquent de proposer une évaluation non biaisée de la fraude dans la zone étudiée. Le premier biais est inhérent aux données issues des contrôles “ sélectifs ” des cotisants supposés à risque. Le second est lié à la possible non-détection de l’intégralité de la fraude lors des contrôles. Un système d’équations simultanées censurées a été spécifié afin de procéder aux estimations sur les données individuelles des petites et moyennes entreprises de l’agglomération lyonnaise. Les estimations des paramètres sont obtenues par la méthode du maximum de vraisemblance.
Nos résultats confirment que le biais de sélection conduit à sur-estimer la fraude, tandis que le biais de détection a tendance à la sous-estimer. Selon nos résultats, le premier biais est nettement plus élevé que le second. In fine, en l’absence de correction de ces deux biais, la fraude serait sur-estimée d’environ 13%.

2007-09-22
N°1 : Fraude sociale et dispositif de répression (357.52 Kilo-octets)

Les dispositifs de répression de la fraude consistent généralement à sélectionner un échantillon de ménages ou d’entreprises “ à risque ” sur la base d’informations administratives ou statistiques, puis à contrôler cet échantillon. Or, ces contrôles ciblés sont peu adaptés pour évaluer l’ampleur de la fraude. L’exploitation des informations obtenues est en effet susceptible de conduire à une estimation biaisée de l'observation des règles fiscales ou sociales dans le pays et de l'ampleur des activités souterraines au sens large.

L’Acoss et les Urssaf ont donc développé des programmes d’audits aléatoires pour évaluer l’ampleur de la sous-déclaration des cotisations de Sécurité sociale, en s’affranchissant des biais liés aux programmes sélectifs. Cet article fournit, à partir des données recueillies lors de contrôles sur le secteur HCR, une première évaluation du montant des cotisations éludées du fait du recours au travail dissimulé. On montre aussi que le dispositif de contrôle aléatoire a conduit à une nette hausse des montants des salaires déclarés au Régime général de Sécurité sociale par les établissements contrôlés. Cet effet est mesuré à l’aide d’une méthode microéconométrique d’évaluation permettant de prendre en compte un éventuel biais de sélection dû à des variables inobservables.

2007-09-21
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