Caisse nationale du réseau des Urssaf

Acoss Stat n° 202 - Décembre 2014
Les auto-entrepreneurs en 2013 : leur nombre continue de progresser mais leur chiffre d'affaires moyen diminue

Fin 2013, on dénombre 911 000 auto-entrepreneurs (AE). Ils représentent 51 % de l’ensemble des travailleurs indépendants (hors secteur agricole) immatriculés depuis la création du dispositif le 1er janvier 2009, encore administrativement actifs fin 2013. Sur l’année 2013, 319 000 nouvelles immatriculations ont été enregistrées, soit un volume légèrement plus faible qu’en 2012. Au total, compte tenu de 227 000 radiations, le nombre d’auto-entrepreneurs a progressé de 11,3 % en 2013.

72 % des AE encore inscrits fin 2013 ont déclaré un chiffre d’affaires positif au moins une fois dans l’année. Ce taux progresse régulièrement depuis la création du dispositif en 2009, en lien avec la hausse de l’ancienneté moyenne des auto-entrepreneurs.

Au total, le chiffre d’affaires des auto-entrepreneurs s’élève à 6,5 milliards en 2013, en hausse de 10,4 % sur un an. Toutefois, le chiffre d’affaires moyen diminue de 2,8 %.

Le recours au régime des auto-entrepreneurs varie selon le secteur d’activité. Il est particulièrement important dans les secteurs du commerce de détail sur marché, de l’informatique, des activités de design, de l’enseignement, des arts et spectacles. Il est en revanche plus faible dans les secteurs des métiers de bouche, des transports, de l’hébergement-restauration, des activités juridiques, des activités financières et immobilières, de la santé.

Près de la moitié des auto-entrepreneurs  a moins de 40 ans. Ceux-ci sont plus souvent économiquement inactifs que les auto-entrepreneurs plus âgés (35 % contre 22 %).

Seul un tiers des auto-entrepreneurs économiquement actifs en 2013 ont eu un bénéfice annuel supérieur à 4 500 euros. Le bénéfice annuel moyen des auto-entrepreneurs économiquement actifs est de 4 409 euros en 2013, en baisse de 2,8 % par rapport à 2012.

Le niveau du bénéfice est très lié à la régularité de l’activité dans l’année, qui elle-même dépend fortement de l’ancienneté de l’activité.

Le bénéfice est en outre très variable selon les secteurs. Il est ainsi plus de deux fois plus élevé dans les activités juridiques, comptables et de conseil que dans les secteurs du commerce de détail non alimentaire, des métiers de bouche, de l’industrie et des arts et spectacles.
 

Mis à jour le 23/12/2014